Les coulisses d’une affaire de meurtre sous fond de violences conjugales : la question de la preuve des violences morales au cœur des débats judiciaires

Durant plusieurs jours, des journalistes de l’émission Sept à Huit ont suivi Veronique Guillout (assistée de ses avocats Léa Forestier et Jean-Guillaume Le Mintier) qui comparaissait pour la première fois libre devant la Cour d assises de Vannes pour avoir volontairement donné la mort à son compagnon. Les faits n étant pas contestés , la question essentielle qui était posée à la Cour etait de s interroger sur les raisons l’ayant conduite à commettre ce geste, un geste qu’ elle expliquera par l’aboutissement des violences physiques du passé (ayant donné lieu à 5 dépôts de plaintes) et des violences morales qu elles subissaient au quotidien depuis plusieurs mois (humiliations, isolement social et familiale, emprise, dénigrements et insultes).

En dépit des conclusions des experts relevant chez l’interessee les stigmates des femmes victimes de violences conjuguales, cette hypothèse sera écartée par l’accusation considérant qu’il n existe aucune preuve de l existence de violences morales. (Les violences physiques étant trop anciennes)

Subsiste donc une question: comment rendre visible ce qui est invisible si ce n est au moyen des expertises psychologiques et avec l aide des autorités judiciaires.

Veronique Guillout a été condamnée à la peine de 15 ans de Reclusion Criminelle.